LES ARTISTES

Florian Maricourt :

https://florianmaricourt.com

Florian Maricourt est cinéaste et photographe.

Il vit et travaille entre Paris, Bruxelles et Boulogne-sur-mer.

Son travail est à la croisée du document personnel et du documentaire social, son exploration poétique du territoire se mêlant à des éléments autobiographiques.

Ses  films  sont  distribués  par le  collectif  Jeune Cinéma, avec  lequel il collabore régulièrement en proposant des séances de cinéma « hors-les-normes » lors du Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux.

Il a co-fondé Margin, un espace d’archivage et de diffusion, groupe de réflexion, et label de musique dédié aux pratiques brutes et  outsiders, dans les domaines du cinéma, de la musique et de la photographie.

Vincent Maneyrol :

Ne nous leurrons pas, il n’y a pas d’exercice plus difficile que celui de se décrire. Ce que je peux vous écrire, c’est que ma rencontre avec le monde artistique en tant que membre actif s’est produite fortuitement. Une compagnie itinérante recherchait deux personnes pour les rejoindre en tournée. Ma décision fût prise en un week-end et je laissai tomber mon ancienne vie de punk rural arpenteur d’étendues désertiques.

Je restai ainsi quatre ans avec eux, sillonnant les routes del’Europe occidentale, apprenant la vie de troupe, m’initiant aux arts du cirque, de la musique et de la scène.
A mon retour en France, je rejoignis encore par coïncidence une, puis deux, puis trois compagnies de théâtre et de musiqueUne grande partie de notre travail était orienté politiquement notamment par des travaux sur l’histoire de la colonisation française, par des axes de recherche pointant les inégalités sociales, et par la réappropriation des processus de création par les populations. En parallèle de cela, j’affinai mon parcours corporel en suivant des cours de théâtre corporel  et de danse contemporaine.

Aujourd’hui, je souhaite m’affranchir au maximum des codes de création et de présentation que j’ai suivi ces années passées avec, en toile defond, un retour à une démarche naturaliste.

Dany Mucciarelli :

http://www.navigation-en-eaux-troubles.net

Dany Mucciarelli (1991) vit et travaille à Metz.

Mon approche se construit d’assemblages empirique, ou chaque éléments sont déplacés, un peu comme un bâton qui viendrais brouiller le fond d’un étang. De ce trouble nait des associations hybrides, libérées de frontières, entre le sujet et l’objet, l’humain et le non humain, la nature et la culture.

Mes propositions sont multiples, mélangeant les codes, les genres et les langages, un peu comme un terrier à plusieurs entrées. Le but est d’offrir une vision du monde diffractée, en recherche perpétuelle, un peu comme différentes saveurs d’un seul et même plat..

Laurine Perrot :

http://laurineperrot.tumblr.com/

Laurine Perrot née à Paris en 1996, vis et travaille à Metz. Je mets en réflexion des paysages qui sortent du cadre, m’inspire de différents environnements et utilise la contemplation pour passer par l’écoute de lieux et des sens. Cette démarche abouti à des formes de mise en espace, mixant les matériaux et croisant les disciplines pour en faire des installations.

Mon désir est de sensibiliser à l’importance des gestes et du regard dans notre environnement en montrant des processus simples et des expériences immersives.

Mike Davies et James Hatton :

https://mikedaviesfilm.format.com/about

https://www.jhatton.xyz/about

Research plays an important role in the creation of our work, as we want to present facts in new packages. Starting from the technical decisions, we utilised months of research during every element of the process. Sound (and a lack thereof) also figures heavily in the piece, as it always seems to when we work together on a project. As musicians (James : Drums / Mike : Bass) we played together in our teens, cementing a working partnership that now spans Ireland, the UK and France.

The link between ecological destruction and the Free Market are explored through three episodes:Looking, Seeing and Cleansing. It casts a glance at these polarised topics thatblur the line between info-tainment and surreal dreamscape. We follow the protagonist, a phantom apparition of the economist James Buchanan, who’stheories rested in a complete faith in the Market to create a free and fairworld. This is his encounter with this Freedom and it’s ecological deficit.

David Legrand :

David Legrand (1972) vit et travaille à Bourges et Biarritz. 
Artiste collectif, dialoguiste-filmeur et expérimentateur-enseignant, il est co-fondateur de La galerie du cartable qui propose indépendance et mobilité à la production-diffusion audiovisuelle. Il est aussi membre actif des Rencontres de Bandits Mages, fondateur et coordinateur de l’espace prototype Hall Noir qui confronte étudiants, jeunes artistes et artistes de référence, dans une démarche de création en commun.

Calypso Debrot :

http://www.calypsodebrot.com

Mes propositions plastiques apparaissent à des moments clefs de recherches. Elles condensent ou synthétisent des questionnements fondamentaux, des informations anecdotiques, des conclusions hâtives, des spéculations scientifiques, des démarches inabouties, des savoirs empiriques.

Les sujets et les questionnements que j’aborde concernent généralement la place qu’occupe l’Homme dans son espace et son temps. Comment l’humain s’est il extrait du règne animal, comment invente t-il son futur tout en ayant une conscience de sa vie et de sa mort ? 

Depuis peu, je concentre ma démarche artistique sur des enjeux plus formels, plus liés au mode de monstration et/ou d’exposition. Le live est aussi très présent, et une part de mon travail s’articule autour du dialogue avec les regardeurs. J’affectionne la fragilité, la spontanéité et la prise de risque ainsi générées.

Le projet Sol Lacté que je conçois pour le moment Taon, me permet de poser la question de la nécessité du rituel comme acte d’appréhension du monde.

Youri Fernandez :

http://yourifernandez.com

Youri Fernandez, artiste plasticien, porte une attention particulière à la vidéo et la performance.
« Far Est » est un momochrome qui se révèle à la tombée de la nuit.

Méryl Marchetti :

https://www.franceculture.fr/personne-meryl-marchetti

Méryl Marchetti dérape. C’est un écrivain polypoétique qui évolue aussi bien dans la science fiction, la poésie lyrique hors-piste, la satire manifeste, le manuel de réparation mécanique ou le roman bizarre.

Enfait c’est un écrivain de « jeux-de-cuves », qui loge dans un même texte les univers a priori les plus éloignés, pour libérer l’espritde contradiction et de débat de son lecteur.

Il tient à ce que la littérature agisse et transforme pour de bon :aussi a-t-il contribué à la mise en oeuvre de festivals, collectifs, revues autour de la poésie. Et surtout, il anime : car un atelier d’écriture est un fait insurrectionnel, un acte d’émancipation individuelle et collective qui vise à reprendre pouvoir sur l’écriture et ses processus déstabilisateurs.

Dans cette atmosphère free et approximative, il a été amené àpratiquer l’improvisation poétique orale, particulièrement dans des formations avec des musiciens louches (Jacques Thollot, Bernard Lubat,Simon Féréol, Claude Parle, Benat Achiary, Matthieu Lebrun…).

Thibault Roger

https://1699438.site123.me

Ni perf / Ni show, but pseudo-rituel.

L’action de l’artiste fait naître un moment à plusieurs, la réaction de chacun au sein de l’ensemble. Le lieu est la matière vivante par laquelle apparaît ce moment : humain, immatériel pourtant. L’artiste ne laissera pas de trace. Sinon la possibilité d’une résonance à l’intérieur de chacun : une réaction. 

Ihintza-Chloë :

https://ihintzachloe.com

Le faisceau de lumière surgissant dans l’obscurité de la nuit, son contact sur les corps est le premier matériau de la création artistique d’Ihintza-Chloë. La lumière façonne l’espace en nous le donnant à voir. Quand le contraste s’éteint avec le lever du jour, la lumière devient alors un outil avec lequel l’artiste observe et saisit l’événement passager.

Ihintza-Chloë s’attache intensément au détail, au petit, voulant saisir dans la vanité des événements infimes ce que le quotidien a de remarquable. Il y a dans son travail une notion de rencontre avec un événement. L’artiste nous propose de prendre le temps de regarder des choses qui nous sont familières avec une attention particulière, ce qui dévoile de celles-ci une certaine étrangeté. Cette soudaine expérience de la différence à des objets qui font partie du familier les magnifie, leur donne une présence accrue. Les objets et les petits événements se chargent alors de significations: ils deviennent des réceptacles de nos interprétations subjectives et renvoient chaque regardeur à son histoire et à son imaginaire personnel. Ihintza-Chloë suggère dans ses créations une narration intuitive et poétique. Elle nous invite à une expérience introspective, dans laquelle les lieux, l’architecture, les objets, la végétation et les éléments de la nature se prêtent à représenter ce que nous voyons en eux.

La filmographie d’Andreï Tarkovski et les photographies de Luigi Ghirri ont été des références importantes dans le travail d’Ihintza-Chloë; elles ont révélé dans sa démarche un rapport ténu entre la psychologie et l’espace environnant. Sa création (photographie, vidéo, peinture, dessin, installation) est la plupart du temps vide de présence humaine ou animale. Elle photographie et filme la végétation et l’architecture comme si c’étaient des corps. Parfois l’abstraction et le minimalisme de ses images suggèrent à la fois par leur simplicité et leurs aplats des murs intérieurs et de vastes paysages. D’autres fois, les sujets de l’artiste sont des événements ou objets si familiers ou si simples en apparence qu’ils finissent par raconter des histoires qui les dépassent.

Benoit Pingeot :

https://benoitpingeot.com

A travers un happening , le réel s’ interroge et le tableau peut vivre relancé par l’ œil des mots… Je cherche un lieu, peut-être celui du Père, avant un sceau rouge…Dans cette rivière bleue propre au sang, poussin peint ce que les ficelles du Verbe cherche à démordre…Mes peintures proches d’ ex-voto creusent et  prolongent le corps de la peinture avec l’envie de resituer le monochrome… et cela passera par une prédelle vivante pour taon.

Lucien Pelen :

Lucien Pelen ou le paysage perdu dans l’homme.

Ce sont des paysages. 

La ville est parfois lointaine comme un horizon à rejoindre, ou dont on s’éloigne pour d’obscures raisons. Parfois absente comme si la nature était seule à pouvoir révéler qu’elle était un double point de butée : impossible de s’en passer, impossible de l’habiter. Un corps seul est là : décalé par l’étrangeté d’une situation, nu ou vêtu, accompagné d’objets incongrus, un homme de dos, sans visage, sans identité. 

Les photographies de Lucien Pelen sont éloquentes par leur beauté, étranges par leur narration, indirectes par leur signifiance. Elles ont une puissance d’indécidabilité : est-ce le paysage qui habite l’homme ou bien l’homme qui habite le paysage ? 

L’homme n’est plus dans le paysage, c’est le paysage qui est passé en lui. Il est loin maintenant. Le temps du déséquilibre est alors celui par lequel l’homme rejailli dans l’espace. Il est imprévisible à présent. Un corps d’homme capable de libérer une histoire qui n’aurait pas été encore écrite. Un illuminé ! L’histoire d’un homme qui n’a pas d’histoire et dont les actes les plus improbables, les plus curieux deviennent la marque de son existence. Un homme libéré de ce que son corps avait enfoui.

Corinne Rondeau

Moitié Raides : 

En juin 2017, Moitié Raides donne ses premiers concerts. Pendant l’été de la même année, le groupe expérimente une nouvelle formule, le métal de terrasse, à volume réduit avec des percussions, ce qui permet de se produire dans des lieux confinés ou autres endroits inaccessibles. Après une série de concerts dans le petit ouest, le groupe s’apprête à présent à franchir l’Adour et à prendre d’assaut le Grand Nord…